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Professeur de lettres-histoire-géographie à la retraite.
Né à Mamers en 1937
Vice-président des Auteurs du Maine et du Loir et rédacteur à "La Vie Mancelle et Sarthoise" depuis 1994. Il est membre de la Société des Gens de Lettres de France.
1er prix de poésie au Festival de Littérature gourmande du Saosnois. 1997
1er prix de poésie libre de la ville de Tours avec félicitations du jury pour "Amours, Délices et Orgues". 2002
1er prix de poésie libre aux Jeux floraux de La Baule. 2003
1er prix de poésie libre et prix d’honneur de la nouvelle aux Jeux floraux de La Baule. 2007
"Des sourires et des larmes". 1996, 8 €, Éd. du Petit Pavé Poésies
"La douceur du bocage". 1998, 8 €, Éd. du Petit Pavé Poésies
"Entre ciel et terre". 1999, 8 €, Éd. du Petit Pavé Poésies
"Amours, délices et orgues". 2000, 8 €, Éd. du Petit Pavé Poésies
"Un enfant dans la tourmente". 2002, 13,75 €, Éd. du Petit Pavé
Témoignage d’un jeune enfant confronté aux affres de la guerre 39/45, à l’occupation, aux privations, à la peur. Témoin de l’arrestation de son père Paul Étoc résistant, il accomplit à l’âge adulte un douloureux pèlerinage jusqu’au camp de concentration d’Allemagne où Paul mourut après de longs mois de souffrance. Illustration d’époque. 14 €
"Les Murmures des flots". 2002, 8 €, Éd. du Petit Pavé Poésies
"Maman gorille ou l’émouvant destin d’une Reine". 2003, 14,50 €, Éd. du Petit Pavé, Ouvrage illustré.
Une amie d’enfance a recueilli et sauvé des bébés gorilles orphelins pour les réintroduire dans leur forêt natale.
"Bénédicte, le rêve brisé". 2005, 14 €, Éd. du Petit Pavé, Roman
Récit romancé, hymne à la nature, à la faune et à la flore sauvage sarthoise.
"Perseigne, les Voix de ma forêt", 2007, Imprimerie de l’Huisne, Poèmes.
"Le bonheur d’être grand-père", 2007, Imprimerie de l’Huisne, Roman.
Quoi de plus attendrissant que de regarder vivre deux charmantes petites filles innocentes Marie et Lou et de les guider à la campagne vers l’authentique beauté de la nature. Illustration couleur. 10 €
"La mémoire des choses", 2008, Ed. du Petit Pavé, Roman.
L’auteur raconte l’histoire des objets précieux conservés tels des reliques, objets ayant appartenus à des êtres chers qui l’ont aimé et enrichi. Illustration noir et blanc. 16 €
"Yvré-l'Évêque en poésie", 2009
Chaque poème est illustré par une photo personnelle en couleurs. 10 €
Des élans lyriques inspirés par les attraits de notre charmante commune où nous avons choisi de vivre. Dans ce recueil, sont évoqués
- les paysages : collines boisées, verts pâturages, gracieux méandres de l'Huisne
- le riche patrimoine
- les faits marquants de l'histoire d'Yvré-l'Évêque
- et la vie paisible des habitants au cœur du bocage serein.
Pourquoi j’écris
Écrire c’est créer
Le véritable créateur est celui qui exprime ce qu’il a vécu, ou ressenti profondément, ou encore imaginé en faisant preuve d’originalité, de fantaisie…
Écrire, c’est inventer avec "ses mots" comme l’exige la poésie dont les élans lyriques sont le fruit d’une émotion (joie, souffrance), d’un événement fort, source d’une réflexion personnelle.
Je n’écris pas par intérêt, ni pour la gloire, ni pour satisfaire ma petite vanité. J’écris avant tout pour partager avec mes amis lecteurs, "mes frères humains". Comme beaucoup d’auteurs locaux, je suis un artisan laborieux inspiré par sa terre natale.
Écrire pour moi répond à un besoin vital comme celui de respirer, besoin qui me pousse à faire partager à ceux qui veulent bien m’accueillir ce que j’ai pu acquérir de plus précieux au cours de mon capricieux cheminement.
L’écriture est aussi parfois pour moi, une libération. Elle peut m’aider à apaiser une grande souffrance. Ce fut le cas pour mon témoignage : "Un enfant dans la tourmente" écrit en hommage à mon père, résistant mort en déportation.
Écrire peut aussi permettre d’exprimer ce qu’il y a de beau, de bon, de juste sur cette terre. Mes recueils de poèmes sont un hymne à la vie. Je chante :
- L’amour, l’amitié, les arts dans "Amours, Délices et Orgues",
- Les charmes de la nature : "La douceur du bocage", "Les voix de la forêt",
- La mer, toujours recommencée : "Les murmures du flot",
- La montagne enchanteresse…
- Les joies qui passent, les chagrins qui restent : "Des sourires et des larmes",
- Conscient de ma fragilité d’homme, je lève parfois un regard vers le ciel : "Entre Terre et Ciel".
Mais quelles sont les sources d’enrichissement dans lesquelles nous sommes censés puiser notre inspiration ?
Ce sont les expériences, les joies et les souffrances auxquelles nous sommes confrontés, les parents, les amis que nous côtoyons, les rencontres heureuses ou malheureuses qui jalonnent toute vie. L’environnement dans lequel nous baignons : la douce Nature souvent martyrisée hélas, la bruyante cité…
A cela s’ajoutent les lectures que nous pouvons faire.
Certains livres semblent avoir été écrits pour nous et nous touchent plus particulièrement. Nous pouvons en lire des centaines, quelques-uns seulement resteront profondément gravés dans notre mémoire et dans notre cœur ; ils sont de précieux compagnons de route qui nous aident à progresser. Nous communions avec eux par la pensée ; ils nous redonnent du courage.
Si je n’avais pas lu Les Essais de Montaigne, Les Pensées de Pascal, le Rabelais de l’Abbaye de Thélème, le subtil Voltaire et son émouvant Candide, les envolées du bon Jean-Jacques, chantre de la liberté et de l’égalité…
Si je ne m’étais pas gorgé de poésie depuis Villon jusqu’aux poètes contemporains en passant par les grands symbolistes, mon jugement, ma sensibilité, mon imagination n’aurais pas été aussi enrichis ; je ne serais pas le même homme, j’aurais été moins bien armé pour affronter sereinement la vie, ses pièges et comprendre mes semblables.
En dehors des grands classiques du XVIIe siècle et des merveilleux prosateurs et poètes des XVIIIe et XIXe et de la première partie du XXe siècle qui me furent révélés par mes professeurs du collège de Mamers et de l’École Normale du Mans (entre autres Georges Jean), je pense à des ouvrages plus récents qui ont enchanté mon adolescence et m’ont fait rêver :
- "Le Grand Meaulnes", "Le Petit Prince", les palpitants romans d’aventure de Roger Frison Roche ou de Roger Vercel ayant pour cadre la montagne ou la mer, ou encore à ceux des merveilleux stylistes, peintres animaliers tels Louis Pergaud, Maurice Genevoix, Paul Vialar, aux récits d’aventure dans le Grand Nord canadien contés par Jack London, James Oliver Curwood dans un environnement sauvage et vierge que l’homme avide est en train de saccager, hélas !... et tout récemment à la palpitante aventure du "Huron Blanc" de Paul Vallin, et aux grands élans lyriques de Le Clézio et de Jacques Gohier lorsqu’ils évoquent les charmes envoûtants du désert ou à certains romans émouvants de Catherine Paysan qui fleurent bon notre terroir natal.
Je pense enfin aux œuvres qui m’ont profondément touché ces derniers temps :
- "Une Vie" de Simone Veil, cette grande dame, récente académicienne qui a survécu au calvaire de la déportation,
- "L’Alchimiste" de Paulo Coelho, merveilleux conte philosophique,
- "Balzac et la Petite Tailleuse chinoise" de Dai Sijie,
- "Belle du Seigneur" d’Albert Cohen, chef-d’œuvre de la littérature amoureuse de notre époque.
Dernièrement, j’ai ouvert "Le livre du souvenir" de Tahar Bekri, attachant écrivain, grand voyageur.
Quelques-unes de ses pensées ont plus particulièrement retenu mon attention :
- "Les créateurs sont-ils plus vulnérables, plus écorchés vifs que d’autres ?
Leur sensibilité est-elle à fleur de peau ? Leur vie plus en marge ?
Est-ce le prix de leur liberté ? "
"La création comme une branche qui sauve quand l’arbre menace de tomber."
Et encore :
"L’écriture est un risque quand nous la voulons porteuse de notre voix, la plus profonde, de notre vécu dans ses heurts et ses malheurs."
Et enfin :
"Écrire est une quête ardente de vérités."
Je viens de découvrir "Les gardiennes du feu" de Laure et Gérard Levacher (édition du Petit Pavé). Cet émouvant témoignage nous révèle la vie éprouvante d’humbles ruraux en Sarthe dans la première moitié du siècle précédent et plus particulièrement celle des femmes, "esclaves" des multiples tâches ménagères et des rudes travaux champêtres.
C’est une édifiante leçon de vie, c’est aussi celle du courage. Toute vie, même la plus modeste, peut être riche d’expériences, source de connaissances que l’on peut communiquer à autrui.
Tout être humain a quelque chose à partager. |